Vers un climat artificiel ?

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite bloquent la réglementation de la géo-ingénierie.

La géo-ingénierie regroupe les techniques visant à modifier le climat de façon artificielle. Plusieurs projets délirants de géo-ingénierie ont vu le jour ces dernières années pour lutter contre le réchauffement climatique : ensemencement de la haute atmosphère par des particules chimiques visant à bloquer les rayons du soleil ; aspirateur géant à CO2 ; fertilisation des océans par déversement de millions de tonnes de particules ferreuses ou d’olivine.
Oui mais voilà, en l’état actuel de nos connaissances, modifier artificiellement le climat revient à jouer à l’apprenti sorcier avec des biens communs que sont les océans, l’atmosphère et la terre car nous sommes incapables de prédire les conséquences que pourraient avoir ces méthodes sur la dynamique complexe du climat. De plus agir sans concertation internationale sur un bien commun (et unique) n’est pas sans poser problème. Pourtant les Etats-Unis et l’Arabie-Saoudite refusent la mise en place d’une gouvernance sous l’égide de l’ONU pour statuer sur ce sujet. Essayons de comprendre pourquoi.

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« On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré » Albert Einstein

Du 11 au 15 mars 2019 s’est tenue la 4e Assemblée de l’ONU pour l’Environnement (dite UNEA-4) à Nairobi (Kenya). L’UNEA (United Nations Environment Assembly) est l’organe de prise de décision de ONU Environnement - (ex-PNUE) et est donc ainsi l’organe suprême de prise de décision au niveau mondial en matière d’environnement.

Commençons par un peu d’histoire

Deux ans après la contestation de la société de consommation de 1968 dans les pays d’économie libérale, le Club de Rome (une émanation de l’OCDE qui prône pourtant le libéralisme et le développement économique) commande au Massachusetts Institute of Technology un rapport sur les limites de la croissance.

Ce rapport est publié en 1972 sous le titre Halte à la croissance ? par Donella Meadows, Dennis Meadows, Jørgen Randers et William W. Behrens III. Il est connu comme le rapport Meadows (12 millions d’exemplaires, traduit en 37 langues). Il constitue la première étude importante soulignant les dangers pour la planète Terre et l’humanité de la croissance économique et démographique que connaît le monde. Il souligne la nécessité de mettre fin à la croissance afin de préserver le système mondial d’un effondrement, préconise la mise en place de taxes sur l’industrie, afin d’en stopper la croissance et réorienter les ressources ainsi prélevées vers l’agriculture, les services et surtout la lutte contre la pollution. Enfin pour que cette économie sans croissance puisse être acceptée, les auteurs proposent de répartir les richesses afin de garantir la satisfaction des besoins humains principaux. C’est sous l’influence de ce rapport et à l’issue de la Conférence des Nations unies sur l’environnement de Stockholm en juin 1972 que l’Assemblée générale vote la création du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) devenu depuis ONU Environnement. Son siège est à Nairobi au Kenya. Ses objectifs sont de coordonner les activités des Nations unies dans le domaine de l’environnement et d’assister les pays dans la mise en œuvre de politiques environnementales. Même si le rapport a eu un rôle déclencheur, ces objectifs sont loin des préconisations pourtant pleines de bon sens de ce rapport.

En 1988 l’Organisation météorologique mondiale et le PNUE crée le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Dans un récent rapport (octobre 2018), le GIEC a montré les conséquences d’une augmentation de 2°C au lieu des 1,5°C envisagé lors des Accords de Paris. On connait la place importante qu’a réservé le GIEC à la géo-ingénierie dans sa présentation des solutions de lutte contre le changement climatique ainsi sur 116 scénarios proposées par le GIEC en 2014, 101 font appel à la géo-ingénierie.

En juin 2012, l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement est créée pour favoriser les prises de décisions et fixer les priorités au sein de L’ONU Environnement. Elle se réuni tous les deux ans.

Les deux premières assemblées avaient des thèmes liés au commerce illicite d’espèces sauvages, à la qualité de l’air, à l’état de droit, au financement de l’économie verte avec des objectifs et un agenda de développement durable pour 2030.

La troisième assemblée ONU Environnement s’est tenue à Nairobi du 4 au 6 décembre 2017 avec pour thème principal « Vers une planète sans pollution ». Elle a adopté 11 résolutions et 3 décisions concernant notamment la lutte contre la propagation des déchets marins et des micro-plastiques, l’élimination de la peinture au plomb, la gestion des piles au plomb usagées, l’amélioration de la qualité de l’air, la protection et la restauration des écosystèmes liés à l’eau et la gestion de la pollution des sols.

Nous pouvons maintenant aborder la 4e Assemblée de l’ONU pour l’Environnement de mars 2019 avec une meilleure compréhension des enjeux. Le thème en était « Solutions innovantes pour les défis environnementaux, la consommation et la production durables ». Nul doute au regard de ce thème que sujet de la géo-ingénierie serait abordé.

La conférence a attiré un nombre record de participants : cinq chefs d’État et de gouvernement, 157 ministres et vice-ministres et près de 5 000 participants venus de 179 pays ont assisté à l’Assemblée et aux manifestations connexes organisées au cours de la semaine.

Lors de cette assemblée, 23 résolutions et 3 décisions ont été adoptées. Elles ne sont toujours pas juridiquement contraignantes mais indiquent les aspirations communes de la communauté internationale. On peut citer notamment les objectifs visant à réduire de moitié par habitant le gaspillage alimentaire mondial, les intentions de mobilité durable avec une approche de la ville durable, le renforcement de la gouvernance mondiale en matière de déchets et de micro-plastiques marins, la lutte contre la pollution par des plastiques à usage unique, la gestion durable de l’azote (lié à l’agriculture et la qualité de l’eau dans le monde) et la protection du milieu marin contre la pollution due aux activités terrestres.

La plupart de ces résolutions avaient été négociées par des groupes de travail quelques jours en amont. Certaines ont été négociées pendant la tenue de l’assemblée, d’autres ne verront pas le jour faute de consensus et de blocage. C’est le cas de la résolution proposée par la Suisse et supportée dans sa conception par le Burkina Faso, les États fédérés de Micronésie, le Mali, le Mexique et le Niger.

Que proposait cette résolution ?

(UNEP/EA.4/L.20) [1]

Après une bref présentation de la géo-ingénierie et de ses deux principaux modes d’intervention (Carbon Dioxide Removal : Capture de CO2 dans l’atmosphère et Solar Radiation Management : Manipulation de la radiation dans l’atmosphère), quatre points étaient mis en avant :

—  Les risques et les incertitudes de ces procédés de géo-ingénierie l’emportent sur leurs avantages potentiels
—  Les lacunes dans les connaissances scientifiques, en particulier sur le blocage du rayonnement solaire
—  La possibilité d’interférences importantes et mal comprises avec l’équilibre de l’écosystème mondial (ndlr : on détraque le climat)
—  Le risque d’une utilisation unilatérale (ndlr : mise en pratique non concertée de géo-ingénierie par un pays, une entreprise ou un individu suffisamment riche – cf.notre article Bill Gates et la géo-ingénierie

Afin de lutter contre ces risques, la résolution demandait :
1- de préparer une évaluation de l’état des technologies de géo-ingénierie, en particulier des technologies d’élimination du dioxyde de carbone et de la gestion du rayonnement solaire, en incluant, entre autres :
a. les critères définissant ces technologies,
b. l’état actuel de la science, y compris les lacunes de la recherche,
c. les acteurs et activités en matière de recherche et de déploiement,
d. la connaissance actuelle des impacts potentiels, y compris les risques, les avantages et les incertitudes de chaque technologie de géo-ingénierie,
e. les défis relatifs aux cadres de gouvernance actuels et potentiels en matière de recherche, de déploiement et de contrôle, y compris aux activités menées par l’ONU et d’autres organismes intergouvernementaux, pour chaque technologie de géo-ingénierie,
f. les conclusions sur les cadres de gouvernance mondiaux potentiels pour chaque technologie de géo-ingénierie.

2- d’effectuer un appel à propositions et sélection de participants pour la constitution d’un groupe spécial d’experts indépendants chargé de conseiller le Directeur exécutif sur le développement de l’évaluation susmentionnée,

3- d’engager les entités concernées des Nations Unies, y compris les secrétariats des traités, dans la liste ci-dessus,

4- de soumettre l’évaluation, au plus tard en août 2020, pour examen à la cinquième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite se sont opposés à toute possibilité d’adoption de cette résolution.

Comment analyser ce refus et quelles conséquences en tirer ?

Cette résolution est incomplète, la fertilisation des océans n’est pas abordée et de plus elle oublie qu’un des risques les plus importants de la géo-ingénierie est qu’elle ne détourne l’attention de la réduction des émissions à la source, pourtant cette résolution avait l’avantage de tenter de définir les contours de la géo-ingénierie, de lister les acteurs et les activités (qui fait quoi et où, entrainant une obligation déclarative des activités de géo-ingénierie ?), et d’évaluer les risques associés tout en posant le problème de la mise en place d’une gouvernance.

Ne nous y trompons pas : non les deux plus gros producteurs de pétrole du monde ne sont pas opposés à la géo-ingénierie, bien au contraire, ils y voient un moyen de pérenniser leurs activités polluantes en toute impunité par ce procédé « dépolluant » tombé du ciel.

C’est la raison pour laquelle Chevron et d’autres compagnies pétrolières investissent ce secteur . En revanche une évaluation des procédés et des risques associés à la géo-ingénierie risquerait d’aboutir à des restrictions ou même à des interdictions de ces procédés. La mise en place d’une gouvernance pourrait alors faciliter ces interdictions.

Oui mais voilà, ce n’est pas si simple. En effet, David Keith le chantre de la géo-ingénierie se montrait déçu de ce rejet de la résolution suisse. Il sait qu’avant d’être gagné son combat pour la géo-ingénierie doit être maintenant médiatisé, et que la peur générée par le rapport du GIEC , décrivant les pires scénarii en cas de dépassement des fameux 1.5°C par rapport à la période préindustrielle (certains allant même jusqu’à parler de risques de guerre lié aux flux migratoires en résultant) est une alliée pour faire pencher la balance en sa faveur (choix : géo-ingénierie ou chaos ?).

La gouvernance deviendrait alors un outil de mise en place de la géo-ingénierie. Une fois encore l’accès à une information indépendante sera important pour bien comprendre ces sujets. Le GIEC n’a-t-il pas prévenu qu’une information « adaptée » (marketing ou propagande ?) serait nécessaire avant la mise en place de projet de géo-ingénierie face à une population qu’il sait aujourd’hui réfractaire ?
 [2]

[22) Le 9 janvier 2019, Carbon Engineering, une societé canadienne fondée par David Keith et spécialisée sur le retrait de CO2 de l’atmosphère annonce la signature d’accords d’investissements avec Chevron (n°2 des pétroliers) rejoignant ainsi les investisseurs Bill Gates et BHP (leader mondial minier).
3) David Keith dirige un laboratoire de recherche à Harvard pronant l’envoi de particules dans l’atmosphère pour bloquer les rayons du soleil et qui mène des expériences que nous avons commentés ici
4) Rapport publié le 8 octobre 2018, dont vous trouverez notre analyse ici
5) Le paragraphe 4.3.8.3 du chapitre 4 du document SR15 du 8 octobre 2018 du GIEC est consacré à l’acceptabilité sociale et éthique des procédés de blocage de rayonnement solaire (SRM), il y est clairement dit « le déploiement immédiat est largement rejeté par la population » et plus loin « mais une différence subtile dans la formulation des informations sur les SRM peut influencer favorablement les jugements ultérieurs » que l’on pourrait traduire par : il sera nécessaire de manipuler l’opinion pour qu’elle adhère au projet.

Le fil d’actu
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